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La ville transformée par les artistes

Dès 1989, les élus ont eu la volonté de redonner une image de centralité au bourg d’Amilly, ville de 12.500 habitants, tout en respectant son caractère rural. L’objectif de ce programme urbain était de permettre aux Amillois de s’identifier et de se sentir bien dans leur commune. L’initiative a permis de réhabiliter une dizaine de bâtiments, places ou jardins.

La rencontre avec Vincent Barré, architecte-urbaniste devenu sculpteur et habitant Saint-Firmin-des-Bois dans le Montargois, a fait émerger une approche originale de l’aménagement de l’espace. Rassemblés autour de lui, des professionnels travaillant sur des disciplines différentes ont été associés au projet urbain :

  • Architectes
  • Urbanistes
  • Paysagistes
  • Artistes

Ils ont pris en compte le patrimoine bâti et les habitudes de vie des habitants d’Amilly.

La place du Marché

L’ambition consistait à redonner de la vie et une convivialité à ce lieu et à faire le lien avec le quartier des Terres-Blanches.

  • La Halle

Forme, gabarit, emplacement : tout a été pensé pour en faire un point fort du bourg d’Amilly.

Les deux formes de colonnes à l’allure torsadée interpellent le regard des passants. Elles ont été réalisées par Wade Saunders.

Sur le sol, au centre de la halle, un disque de pierre colorée marque la place du Marché à partir duquel les lieux-dits de la commune rayonnent, sur le plan de la commune.

 

 

L’Eglise Saint-Martin

L’édifice de style gothique tardif, construit à la Renaissance a été entièrement restauré. Pour ce travail, la ville d’Amilly a reçu le prix départemental Ruban du patrimoine en 2006.

 

Une rénovation basée sur l’authentique

En plus de leurs propres observations, les deux architectes se sont appuyés sur des documents d’archives et l’étude des autres églises de la région.

  • La croûte d’enduit en ciment a été enlevée
  • Des éléments qui n’étaient pas d’origine, comme le porche à deux pentes, ont été supprimés ou modifiés
  • L’autel a retrouvé sa place dans le chœur.

 

Une mise en valeur l’architecture

  • Les douze vitraux de la nef ont subi une réfection
  • Sur la façade ouest, la réouverture d’une fenêtre condamnée a donné naissance à un vitrail pour la nouvelle baie du tympan
  • Des grilles en acier verni ont été installées
  • Du mobilier liturgique a été créé : autel, tabernacle, ambon, fonts baptismaux, luminaires

 

Place de l’Eglise

- Le parvis et l’allée du cimetière sont retracés et séparés de la place du Marché et de la halle par un mur de soutènement en pierre de Souppes.

- Une vasque fontaine pour l’eau potable s’inspirant d’une fontaine murale vue sur le site de Delphes (en Grèce) est encastrée dans ce mur.

- Des motifs gravés invitent à réfléchir sur la question de la mémoire. Ce travail est baptisé « A portée de mains ».

 

La place de Nordwalde

Construit sur un terrain en pente, un véritable ensemble a été élaboré autour de la place de Nordwalde. Il se compose de plusieurs parties, toutes rénovées dans le cadre du programme urbain :

  • Maison Saint-Loup (ancien presbytère)
  • Médiathèque
  • Jardin des Trois Terrasses
  • Jardin du Presbytère

En contrebas, la place est entourée d’un « mur des écritures », des citations en français, en allemand, en italien, en espagnol, de philosophes et poètes qui ont œuvré pour la dignité et le partage : Hannah Arendt, Cesare Pavese, Federico Garcia Lorca et René Char.

Trois arbres, des charmes, ont été plantés. Ils rappellent l’écusson de la ville de Nordwalde, jumelée avec Amilly, qui a donné son nom à la place.

 

La médiathèque

Elle forme un ensemble à vocation culturelle avec la Maison Saint-Loup et la future ferme du Bourg. Son jardin enclos est constitué de chemins dallés en pierres de Souppes délimitant des carrés de végétations.

La salle du conte est décorée d’un bas-relief modelé en terre par l’artiste Shyam Lal Kumhar, originaire du Rajasthan (Inde). Il représente le récit de l’enfance du seigneur Krishna. En 2003, le sculpteur a conçu son œuvre à Amilly et il est intervenu dans les écoles de la commune.

 

La Maison Saint-Loup

Construite au XIXe sur l’un des plus antiques sites d’Amilly, l’ancienne bâtisse abritait le presbytère. Au rez-de-chaussée, une salle de réception ; à l’étage, une galerie d’exposition. Les deux ailes en panneaux de céramique, verre et métal, sous une toiture de cuivre, jouxtent le corps principal en enduit, briques et tuiles.

 

Jardin à trois terrasses

Le long de la ruelle Saint-Loup, le jardin épouse la pente naturelle du terrain. Un filet d’eau s’écoule de haut en bas et des arbres méditerranéens sont plantés sur les trois terrasses en belvédère sur la place de Nordwalde.

 

La Maison Taraud

Véritable signature de la demeure bourgeoise du XIXe siècle, le garde-corps de la Maison Taraud a revêtu un garde-corps stylisé, tiré du nom des anciens propriétaires de la bâtisse. Le mot « taraud » désigne, en effet, un outil de métal formé d’une mèche dont le pas est interrompu par des rainures longitudinales. Un bouquet en acier réalisé en éléments modulaires de tôles découpées et assemblées, orne désormais le balcon.

 

Le cimetière

Le cimetière est le trait d’union entre le quartier des Terres-Blanches et le centre-bourg d’Amilly, matérialisé par l’allée centrale. Il fallait les raccorder visuellement et la grille nord disposée au fond du cimetière, venue remplacer l’ancienne opaque et banale, permet de le faire.

 

Le quartier des Terres-Blanches

Espace public esquissé, rues en cul-de-sac : le quartier résidentiel des Terres-Blanches était inachevé, refermé sur lui-même. Le programme urbain visait à lui donner une forte identité et à l’ouvrir sur le bourg d’Amilly à travers des aménagements.

 

- La place des Terres-Blanches

A la fois reliée au centre ancien et intégrée au parc des Terre-Blanches, la place fait la part belle aux piétons, les parkings ayant été déplacés. Pour unifier l’alignement anonyme des fenêtres des logements qui l’entourent, l’artiste a pensé à installer ce qui ressemble à l’armature d’un chapiteau traversée d’un filin lumineux à la nuit tombée. Ce cercle renforce l’unité des bâtiments et de la place au centre de laquelle s’élève un mât.

 

- Le parc des Terres-Blanches

Il est divisé en trois aires :

- aire de jeux pour les enfants

- aire écologique

- aire agricole

Ces thèmes sont nés de la topographie de la combe où le parc était sorti de terre dans les années 80. Il est adapté aux besoins de toutes les générations. Dans la partie basse, une prairie naturelle et un étang en font un espace de détente C’est aussi un lieu de transmission de connaissances sur les espèces végétales et animales de la région.

Au milieu, trône une sculpture des Simonnet dont les enfants se sont emparés pour en faire leur jeu de plein air préféré…

 

La Maison des Jeunes

En 2005, la Maison des Jeunes a quitté l’ancien presbytère (aujourd’hui la Maison Saint-Loup) pour déménager sur le site de la gare d’Amilly, créé en 17 et désaffecté en 1938. L’architecte a pris en compte ce passé teinté de symboles et de potentiel pour l’imaginaire.

C’est ainsi que, sur le pignon, à l’emplacement du Point Information Jeunesse, une signalétique y fait référence, indiquant l’ancienne fonction du lieu : « La Gare ».

D’autres bâtiments ont été réhabilités en ce sens : la maison du chef de gare est devenue le logement du gardien et la salle d’attente, un atelier d’activités. A l’extérieur, le préau ouvert se retrouve à l’emplacement de l’ancien hangar de déchargement des marchandises.

 

La Maison Mory – Jardin du Bon Accueil

 

Résidence bourgeoise du XIXe siècle, la Maison Mory abrite désormais les cérémonies de mariage et sert également de maison d’hôtes pour les artistes en résidence. L’espace vert qui l’entoure, rebaptisé « Jardin du Bon Accueil » a été totalement redessiné par le paysagiste italien Giancarlo Fantilli, en respectant l’ancien. Des parcours transversaux ont été ajoutés au bout desquels de petites fontaines ont été installées. Un endroit magique.

 

Monument aux Morts de la Nivelle

Dégradé, l’ancien Monument aux Morts a été remplacé par une sculpture de Vincent Barré et Sylvain Dubuisson. Ancrées dans le paysage, au bord du Loing, quatre colonnes de fer représentent les quatre résistants fusillés à la ferme de la Nivelle. En face, un muret servant de banquette, se prête au recueillement. Sur la pierre, une strophe tirée du poème « Psaume », de l’Allemand Paul Celan a été gravée.

 

La Maison de la Petite Enfance

La ferme du Bourg